Notre tour du monde...

Indonésie

Back to Bali

De retour à Bali. L’île du sourire. Où nous avons trouvé un beau résumé de nos 5 mois asiatiques. Un peu d’Inde par le biais de la religion. Une louche de Vietnam avec cette nature luxuriante. Une bonne dose de Laos et de ce sourire perpétuel. Un chouia de Thaïlande et de son industrie du tourisme, bien rôdée. Quelques traces du Cambodge et de ses temples. Et une légère pincée de Chine et de ses rizières.


Après la plage aux Gili…la plage à Bali. En réalité, notre retour a été un peu précipité par un évènement. La présence du FC Porto en finale de la Ligue Europa de football. En fanatique obsessionnelle inconditionnel, Angie Nels se devait de suivre le match. D’où la nécessité de trouver un hôtel bien équipé. C’est le cas avec la Legian guesthouse. Malgré tout, le visionnage du match sera difficile! Mais, la victoire est à la clé… Ouf, le tour du monde peut continuer!

De retour à Bali, on loue à nouveau une petit moto. Très pratique pour faire les nombreuses boutiques de vêtements du coin. Et quelles boutiques…waouh! Un peu de shopping pour se rappeler aux bons souvenirs de la vie normale!


La moto, c’est aussi sympa pour rejoindre les plages. Pouvoir en changer! Celle de Legian est pas mal. Grande et large, avec de belles vagues! Celle de Berewa est un peu sale, mais tellement plus sauvage! Echo beach, c’est la déception!


Entre deux tours à moto, on change de logement, Legian guesthouse étant complète. On ne va pas très loin. L’hôtel Puri Wisata fera l’affaire. La piscine en sus! Autant dire qu’on y a fait quelques beaux plongeons! On savoure quelques plats locaux: pizza, hamburger, frites, banana pancake (sachant qu’aucune autre pancake ne peut égaler celle préparée par la fille de Patrick), spaghetti bolignèse, saucisses de Francfort et stoemp…et plus sérieusement, de délicieux Satay Ayam (poulet au saté).

La moto! Utile également pour pousser la découverte un peu plus loin. Et se rendre compte que le plan monté de toutes pièces, dans les années 70, pour développer le tourisme, a bien pris! En effet, en se promenant dans ce coin de Bali (et c’est un peu vrai à Ubud également), on croise des boutiques aussi belles, des restos aussi raffinés, des bars aussi branchés, des hôtels aussi luxueux…qu’en Europe ou partout ailleurs! Des villas démesurées poussent comme des champignons! Partout, ça déborde de pognon et, soyons honnêtes, de bon goût! Evidemment derrière tous ces investissements, il ne doit y avoir que de très rares indonésiens! Les australiens et pas mal d’européens ont saisi l’aubaine…et semblent avoir gagné leur pari! Pour les locaux…il reste les emplois générés!

Pousser plus loin…au sud. Vers Kuta. Toujours à moto. Et comprendre que Kuta, c’est too much! Déjà Legian…mais, là! Trop de touristes, trop de bars pour touristes, trop d’endroits racoleurs, trop de magasins Billabong-Quicksilver-Rip Curl (parfois 5 sur une même rue, et puis 4 autres sur la perpendiculaire)… Le tourisme de masse!

Donc, on reprend la moto et on s’éloigne! Mais, on change de conducteur! Angie prend les rênes… C’est pas anodin! C’est sa première expérience “moto”! Et pour une première, on a une Valentina Rossi en herbe…plus sur piste qu’en cross, avec le poignet léger sur l’accélérateur!


Nos deux derniers jours, on va les passer encore plus au sud. A Balagan Beach! Du côté de Dreamland et Uluwatu. Et, c’est vraiment mieux! Les longues plages laissent leur place à des rochers, les villages sont perdus au milieu de la nature, les accès plus difficiles…bref, et pour parler de ce qu’on a vu, Balagan Beach, c’est magnifique! Le royaume des surfeurs…et on comprend pourquoi! Les vagues sont énormes et le décor est merveilleux!


Sans la moto…au bord de la piscine, sur la terrasse de notre chambre à admirer le coucher du soleil, au pied de la falaise à observer les surfeurs, couchés sur la plage à se dorer au soleil… Un endroit parfait pour clore notre chapitre indonésien!


Au revoir Bali

Nos derniers clichés…c’est ICI. Les plus attentifs remarquerons quelques innovations. Pas de Photoshop…c’est juste qu’on découvre, chaque jour un peu plus, notre K-x!

Nels

Gili

Les Gili (prononcez Guy Li…pour éviter toute moquerie à votre égard) sont 3 petites îles (comme le nom ne l’indique pas…gili signifie île) au large de la côte nord-ouest de l’île de Lombok, la voisine orientale de Bali. Vous avez suivi?

La plus grande, Trawangan, est aussi la plus touristique. De nombreux hôtels, restaurants, big party’s et clubs de plongé y ont, depuis de nombreuses années, pris leurs quartiers. Il faut également préciser, au sujet de Trawangan, que les champignons y sont rois!
L’île “du milieu”, Meno, est la plus petite, mais également la plus sauvage. Encore très peu d’aménagements sur cette dernière. Et enfin, celle que nous avons choisie pour poser nos backpacks, Gili Air. La plus proche des côtes de Lombok, la plus équilibrée entre tourisme et nature.

De Ubud, nous excluons le trajet bus+ferry (près de 10h au total) et prenons un ticket combiné navette & speed boat, avec la compagnie GiliGili pour quelques 250.000 Rupiah par personne (autour de 20€). Un trajet parfait. Navette climatisée, prise en charge des bagages au port de Padang Bay et un speed boat de haut standing, réellement speed.


A notre arrivée sur Air, nous sommes harcelés par les rabatteurs. Rien de plus classique. Nous prenons une charrette…oui une charrette à cheval! On ne vous l’a pas encore dit, mais sur les Gili, pas d’engin motorisé! Nous prenons donc notre oscar (c’est ce que Nels croyait comprendre…en réalité, nos amis giliens parlaient des horse-car…fallait le savoir!) en direction de l’hôtel Gili Air, avec l’assurance de ne pas être forcés d’y prendre une chambre. Un peu déçus par l’ambiance tristounette de l’endroit, nous y laissons nos bagages et partons à la recherche DU bungalow de rêve.


Après un tour complet de l’île par la plage, nous y voyons plus clair. La côte nord-est est fort fréquentée. Petits restos au bord de l’eau, clubs de plongée et hôtels. Mais, cela reste très soft et bien intégré dans la nature. A l’est, l’embarcadère et pas mal d’établissements. Pas très glamour! En se dirigeant vers le sud, les plages deviennent plus sauvages, mais moins belles. Et les endroits pour loger se font rares. Le sud et la côte ouest sont vraiment les coins les plus abandonnés. Peu d’hôtels, mais de très belles plages sur la côte ouest, et ce en remontant jusqu’au nord. La partie la plus intéressante est probablement celle-là. De la côte nord-ouest à la côte nord-est. Le bon compromis entre solitude, logements, belles plages, commerces et restos. C’est donc, sans mal, que nous choisissons un bungalow très sympa au Gusung Indah. Pas cher, climatisé et bien entretenu. Mais, le choix est vraiment vaste et très équilibré. Le mieux reste vraiment de se rendre sur place et de choisir! Easy game…peut-être moins en haute saison!

Nous voilà partis pour quelques jours de farniente (de l’espagnol “ne rien faire”) …Entre restos chill out avec vue sur la mer, bronzette, jus de fruits sur la terrasse du bungalow, poissons grillés… Que le temps passe vite dans ces conditions extrêmes de survie!


Nels trouve, malgré tout, le temps de participer à un match de foot sur la plage avec quelques indonésiens (ils adorent le foot!). Reçu de façon un peu froide et méfiante, Nels a du se faire sa place à coup de petits ponts, ailes de pigeon et coups du sombréro. Malgré les tacles assassins de ses adversaires, il a très vite été adopté par son équipe, surtout si l’on en croit la raclée infligée à l’autre équipe ainsi que les nombreux “Cristianooo” entendus sur la plage. Probablement, en référence à Christian Karembeu.

Pendant ce temps, Angie est toujours absorbée par son bouquin…aux coïncidences étranges.

On bosse aussi. Inconditionnellement. Angie projette le futur. Et c’est pas simple. En lisant, décortiquant et épluchant les guides. En planifiant, programmant et identifiant notre route. Nels se plonge lui dans le passé. Nos souvenirs composés. En se remémorant, écrivant et racontant nos aventures. Puis, on conjugue nos efforts. La mise en commun de nos travaux imparfaits. C’est impératif. Et les résultats…plus-que-parfait.

Entre deux tentatives de snorkeling avortées, la pluie s’invite également à la fête. C’est l’occasion d’une troisième tentative…sous une pluie torrentielle! Nous ne verrons pas les tortues géantes. Tant pis. Nous ne plongerons pas…non plus. L’envie n’y est pas. Et on ne va pas se forcer non plus…juste parce qu’il faut le faire. Non, mais!

Vous vous poser probablement la question suivante: “Mais, c’est bien ou pas les Gili?”. Merci de poser la question, c’est utile au texte!

Pour être honnêtes, c’est très beau et dépaysant..mais, il y a un mais! On s’attendait à des plages plus belles. Plus paradisiaques (à marée basse, c’est “carrément pas” joli joli…). Notre niveau d’exigence est certainement très élevé et en voyant les photos, vous allez probablement avoir envie de nous planter une fourchette sur le front, notamment après la beauté des plages thaïlandaises. Donc, on est un peu déçus. Un peu, seulement! Car cela reste magnifique. Ce qui nous a déplu également, c’est de ne pas retrouvé la même ambiance qu’à Bali. Le côté sympa et souriant…n’y était pas. Bref, c'est bien. Mais, sans ce petit plus…


Donc, 4 jours, cela nous suffit. La question qui arrive tout de suite après, c'est “où poursuivre l’aventure indonésienne?”. Retourner à Bali et se poser dans le sud, à la plage? Se rendre sur Lombok, pour découvrir cette belle île, encore relativement sauvage, grimper le Rinjani (deuxième volcan le plus élevé d'Indonésie, culminant à 3.726 mètres), profiter d’une culture différente (l’île étant musulmane)? On l’avoue, on a la flemme en ce moment. Donc, ce sera la première option.

Back to Bali! Après un trajet un peu plus mouvementé (avec une autre compagnie), et un passage par Trawangan (qui nous a convaincu que Air était une meilleure option), nous arrivons à Legian…au sud de Denpasar, pas loin de Kuta. Pendant le trajet, Angie est victime d'une attaque violente. De la part d'un insecte non-identifié. En quelques secondes seulement, la piqûre gonfle...pour atteindre une circonférence de 12cm (0,5cm selon la police)... Malgré sa phobie des insectes volants, Angie fait preuve d'un calme digne de Maître Funakoshi. Le calmiderm est très vite dégainé. Au final, plus de peur que de mal.

Gili Air en photos? C’est par ICI.

Nels

L’île fleurie

Bali…ballot, comme ça c’est fait!

Bali, l’étape improvisée. Pour plusieurs raisons. Faire baisser nos dépenses quotidiennes, en hausse en Australie. Sentir à nouveau les parfums de l’Asie. Avec 25 jours en main, c’est aussi l’occasion de se sédentariser un peu. Après 6 mois de mouvement perpétuel (tous les 2-3 jours), on a besoin de se poser. C’est pourquoi nous nous “contentons” de Bali, et laissons les autres îles indonésiennes pour un autre voyage.

Parlons de Bali. Petite île d’Indonésie, coincée entre la grande Java et Lombok. 3 millions d’habitants sur un tout petit espace de 80 sur 120km. L’Indonésie a, depuis toujours, été un carrefour maritime et commercial très important. L’Inde, la Chine, puis les commerçants musulmans, les portugais et les hollandais ne s’y sont jamais trompés. De nombreuses luttes pour le pouvoir ont émaillées l’histoire de cette région. De l’influence hindouiste et bouddhiste, encore présente aujourd’hui, à la suprématie musulmane. En passant par la colonisation hollandaise.

La singularité de Bali repose sur le fait que l’île soit majoritairement hindouiste (l’Indonésie étant majoritairement musulmane). L’explication est à chercher du côté de l’exode des élites javanaises à la fin du 15° siècle. Fuyant l’invasion musulmane, le roi Dewa Agung, accompagné de sa cour, des prêtres et des artistes, s’installa à Bali, dernière colonie fidèle, et y fonda une nouvelle dynastie. Cette page de l’histoire est fondamentale pour expliquer le développement culturel de l’île et la préservation de la philosophie hindoue.

L’hindouisme balinais est différent de celui qui existe en Inde. Influencé par le bouddhisme, l’animisme et le culte des ancêtres, il repose sur le Dharma, la loi universelle régissant l'ordre des êtres et des choses. La vie des balinais est régie par l’ordre cosmique, pilier de leur croyance. Tout y est relié. Cela rend leur vie très ritualisée (1/3 de leur vie serait consacré d’une façon ou une autre aux cérémonies). Ils cherchent continuellement à mettre de l’ordre dans leur vie. Cet ordre leur apporte l’équilibre.
C’est pour cela que lorsque vous rencontrez un balinais, il vous pose toujours les mêmes questions: “d’où viens-tu?” et “où vas-tu”. Ce n’est pas de la curiosité. Mais, le besoin de nous trouver une place dans leur équilibre.

Tout comme en Inde, il existe un système de castes. Plus complexe, il est toutefois moins contraignant, moins hiérarchisé. En effet, au cours des siècles, les différentes castes ont été obligées de se regrouper en banjar (collectivités) pour effectuer le dur labeur dans les rizières. Ces efforts communs ont permis, au fil du temps, d’atténuer l’écart entre elles.

En ce qui concerne, nos premiers mots n’ont pas été destinés à répondre aux deux questions évoquées plus haut. Non, notre première phrase a du être: “Waaa, qu’est-ce qu’il fait chaaaud…$#*%*£#!”. Et pour cause, c’est la première fois de notre voyage que nous ressentons une telle chaleur, une telle humidité. Le ciel est couvert, le sol détrempé et pourtant les gouttes ruissèlent sur notre front…même à l’arrêt!

Nous prenons un taxi pour notre première étape, la capitale Denpasar. Rivés à la fenêtre, nous retrouvons “l’Asie. Ce doux désordre. Nous revoilà dans un pays où ”tout est possible”! Ce qui nous frappe également, dès les premiers kilomètres, c’est la beauté des paysages. Nature et architecture semblent se mêler dans une harmonie parfaite.

Mais, en fait, pourquoi Denpasar? Pourquoi pas la région de Kuta, ses plages, ses hôtels, ses australiens en masse, ses restos et ses magasins? Bonne question.
La réponse est assez simple. Nous recherchons, avant tout, un hôtel capable de remplir tous nos critères: calme, confort, WIFI, propreté, prix… Et nous l’avons trouvé, à Denpasar. Le Pop Harris. Un hôtel designo-moderne vraiment excellent. Seul bémol (qui, en réalité, n’en est pas un pour nous), il est situé dans la capitale, et non sur la côte. Dans un quartier sans autre intérêt que d’être dépourvu de touristes. On est plongés dans la vie locale, et ça nous convient bien!


Nous passerons plusieurs jours à ne rien faire, si ce n’est mettre à jour le blog, dormir, regarder la télé, se goinfrer de banana bread et de nouilles bon marché. Banal pour vous, ça ressemble à un dimanche comme les autres, mais pour nous, c’était TOP!

Comme toute bonne chose à une fin, nous décidons de partir vers le centre de l’île. Vers le deuxième pôle touristique (après la région de Kuta), la charmante Ubud. On ne peut pas dire que cela se soit passé comme prévu. Aventuriers dans l’âme, on décide de ne pas prendre un taxi direct, mais d’y aller en transports locaux, les célèbres bémos. Arrivés au terminal, nous comprenons bien vite que ça ne va pas être facile. Aucun voyageur à l’horizon (pour rappel: ces charmants bémos n’avancent qu’une fois remplis). En plus, le chauffeur ne semble pas prêt à baisse son prix. C’est alors que, sorti de nulle part, nous voyons arriver un petit bonhomme aux cheveux crollées. Un espèce de Tortue géniale, issu de Dragon Ball. Un peu courbé, timide, bredonnant un anglais très correct. La discussion le mène très rapidement à nous proposer un transfert et un logement à Ubud, dans sa homestay (maison d’hôtes). Méfiants, voire paranos, on hésite malgré les dizaines de recommandations qui noircissent le petit carnet de Tortue géniale. Un rapide flashback sur nos expériences passées et une brève analyse des risques encourus, et nous voilà dans sa petite Honda Civic 80’, direction Ubud.

Patrick, c’est son nom. Son faux nom! Car, comme bon nombre de balinais, il a choisit un pseudo (selon nos infos, les balinais n’auraient que 4 prénoms, en fonction de leur arrivée dans la famille – premier, deuxième, troisième et quatrième). Nous arrivons dans sa homestay, la Praety, et comprenons très vite que nous venons de faire un merveilleux choix. Que cette rencontre était une véritable chance. Accueillis par son épouse, sa fille et son petit-fils Daddy, nous nous sentons tout de suite à la maison. Comme la plupart des balinais, ils sont hyper souriants, d’un accueil génial… On est plongés au cœur d’une famille balinaise. Sans pour cela se sentir “prisonniers”! On a trouvé notre maison.


Nous y passons 2 nuits. Seulement. Le temps de se promener  dans la charmante Ubud. Trop touristique, mais très agréable. Comme partout sur l’île, la végétation déborde de richesses et de beauté! Elle est omniprésent. Maisons et temples se confondent, tant les premières sont belles. Chacune semble cacher un véritable trésor en son sein. Des jardins bien entretenus, des fleurs colorées partout, de belles statues, une architecture riche et travaillée… Le charme opère!

Pour visiter Bali, rien de tel que la moto. Nous quittons Patrick et sa famille pour partir à l’attaque du nord et de l’est de l’île. Première étape, Munduk, et plus précisément Banyuatis, un village perdu dans la montagne. Le trajet est splendide. Des rizières verdoyantes, partout des balinais sympas, serviables et souriants! Nous nous arrêtons au temple Pura Luhur Batukau, un highlight du Lonely. Et franchement, ça n’en vaut pas la peine! C’est sans plus. On a vu de simples demeures beaucoup plus belles.
Nous prenons ensuite la route de Jatiluwih pour admirer ses rizières à perte de vue. Magnifique. Nous continuons notre progression vers le nord. A l’assaut des montagnes, pour atteindre Banyuatis. Le temps est instable. Comme souvent à Bali. On passe d’un soleil accablant à des nuages noirs, en quelques minutes. De plus, le ciel est souvent voilé. A l’approche des montagnes, les températures chutent et la pluie est de la partie. On ne verra pas grand chose du haut des sommets, le brouillard est à couper au couteau.


Après 7h de route, nous atterrissons à l’Atres Villa, à Banyuatis. Accueillis à la balinaise, on est toute de suite envoûtés par l’endroit. De plus, nous arrivons en pleine cérémonie “des véhicules” (quand on vous disait qu’ils ont des rites pour tout). Cette cérémonie, bi-annuelle, a pour but d’apporter la protection divine à tous les véhicules et à leurs passagers.
Que dire de l’Atres Villa? Un lieu de retraite parfait. Des bungalows vraiment beaux, installés en plein milieu des rizières. L’ensemble appartient à un riche javanais, et est tenu par une famille. Gusti’s family. Le contact est très bon, même si on ressent ici (contrairement à Patrick) le sourire un peu plus “commercial”. Peu importe, à 300.000 Rupiah (moins de 30€) le bungalow, avec en prime les trois repas, on ne pourra que difficilement refuser la “demande” de dons de Gusti.

Venus pour une nuit, on prolongera d’une nuit supplémentaire. Le lieu est vraiment incroyable. Le confort des bungalows, la salle de bain extérieure (comme souvent à Bali…on a imaginé le concept en Belgique…mais, non finalement), la vue sur les rizières…


Après notre première nuit sur place, et accompagnés de Bobby, un ami de la famille, on a l’honneur d’assister à l’intronisation du nouveau chef du village. Une cérémonie qui réunit tout le monde dans le grand temple du village. Malheureusement, on rate les premières danses et on arrive en plein milieu. En effet, Bobby avait oublié de nous prendre des “sarung”. Ces draps qu’on enveloppe autour de ses jambes et qui sont un élément essentiel du dress-code cérémonial. Tu rentres en baskets et sans carte VIP, mais pas sans sarung!
Malgré tout, nous sommes reçus avec de petits gâteaux et une boisson fraîche. Pas la peine de vous le dire: on n’est pas passés inaperçus! On s’installe timidement dans un coin et on écoute attentivement le nouveau leader faire son discours. Avec ses Ray Ban, sa bonhomie et compte tenu des nombreux éclats de rire et applaudissements de l’assemblée, il avait l’air assez rigolo! 


Après cette expérience enrichissante, nous suivons Bobby, à la conquête de la cascade Banyuatis. Sur le chemin, nous en profitons (Nels surtout) pour faire un petit plongeon dans la rivière, avec les gamins du coin. Nous poursuivons notre promenade à travers les rizières, entourés de cacaoyers, bananiers, caféiers, frangipaniers et autres arbres en -iers.

Il est midi. C’est l’heure de rentrer car une tempête s’annonce. Un petit extrait.


Après 2 nuits à Banyuatis, nous reprenons la route pour rejoindre l’est de l’île. Nous traversons les montagnes sous une averse phénoménale. Et atteignons le Mont Batur. Le plus célèbre des 7 volcans de l’île. Deux raisons nous poussent à faire l’impasse.
D’abord, l’endroit est vraiment trop touristique. Secundo, une mafia locale à la main mise sur les lieux et interdit l’accès au site sans guide. Or, un guide n’est vraiment pas nécessaire pour atteindre le sommet. Les différents échos parlent d’agressions violentes (du style: 70 hommes armés contre 4 pauvres touristes) à l’encontre de ceux qui ne se plient pas à leurs règles. Et comme Nels le Barbare et Angie la guerrière n’ont pas envie de devoir leur briser le cou un par un…on poursuit notre route jusqu’à la ville côtière d’Amed. Plus précisément, le village de Aas. Nous y attend, une auberge incroyable, le Meditasi.

Un havre de paix, au bord de la mer. Accueillis par Ozbin, le gourou, nous logeons dans la suite nuptiale. Une chambre ouverte sur la terrasse, avec une vue splendide sur la mer. Un lit sur la terrasse en plus et une salle de bain à ciel ouvert. Charmant! Malheureusement pour nous, il est complet et nous ne pouvons rester qu’une nuit. On en profite un maximum. Malgré le sable noir, les plages du coin ne sont pas si moches qu’on le dit. Le moins qu’on puisse dire, c’est du pur chill out! Un délicieux poisson grillé pour couronner le tout. Impossible de ne pas être zens. On recommande chaudement!


Petite anecdote étrange. Le livre que Carole a apporté à Angie, choisi totalement au hasard…a été en partie écrit au Meditasi. En effet, Elizabeth Gilbert, auteur de “Eat, pray & love”, y a passé 4 mois et aborde longuement son séjour à Bali dans l’ouvrage. Et on n’en savait rien. Car Angie n’a commencé le bouquin que deux jours après! Alors, comme diraient Elie & Dieudo: ”hasard ou réalité scientifique?”.

Pour repartir du petit village de Aas, nous empruntons la route qui longe la côte est de Bali. C’est très mignon!
Mais, dans quelle direction aller? C’est LA question. Après plusieurs heures minutes de réflexion, nous décidons de rentrer à la maison. Non! Pas en Belgique. “Notre maison” à Ubud, la Praety Homestay, chez Patrick. 4 nuits supplémentaires dans ce cocon de rêve. Avec un objectif: dévaliser l’île!

Nous n’en avons pas encore parlé, mais Bali est un paradis pour acheter du mobilier, des objets de déco… De nombreux touristes profitent de leur séjour pour se racheter un intérieur. Et on peut les comprendre! On trouve des choses superbes, à des prix…dérisoires! Cette frénésie acheteuse est d’ailleurs un peu controversée. Certaines voix s’élèvent pour dénoncer la déforestation causée par l’essor de ce marché. Des voix contraires pointent les nombreuses bouches que nourrit ce même marché! Difficile de trancher.

En ce qui nous concerne, nous passons deux jours à écumer les villages à la recherche de quelques pièces rares. De Batubulan, la ville où la pierre est reine et où les statues inondent les “pseudo-trottoirs”, au village des masques, en passant par celui des étoffes et des coussins ou encore celui des tableaux… Il faut dire que Bali est une île où l’art, notamment la peinture naïve, s’est considérablement développée au cours du 20° siècle, sous l’influence d’artistes européens et américains, tombés amoureux et venus s’installer sur l’île (comme par exemple Antonio Blanco, peintre espagnol appelé le Dali balinais).


En fin de compte, et après la location d’une petite jeep (record de location battu: 5 minutes montre en main pour avoir les clés, et le tout pour 8€ la journée) pour le transport de nos joyaux, nous expédions un petit mètre cube par cargo. Direction notre plat pays toujours sans gouvernement.

En Asie, tout est vraiment possible…et ça, c’est le pied!

C’est le cœur triste que nous faisons nos valises et quittons la famille de Patrick pour rejoindre…notre étape suivante!

Quelques photos de Bali, et ce malgré la brume permanente…c’est ICI.

Nels

Et la suite…?

Avant tout autre chose: NON…nous n’abandonnons pas le blog. OUI…des news arrivent! On bataille dur pour trouver des connexions Internet, ne fût-ce que pour répondre à nos mails…

Après ce message rassurant, et pour nous rattraper, on vous fait basculer inside. On vous fait voyager…”dans le voyage”. On vous propose d’assister en live à une prise de décision à haut risque. Attention…c’est de la haute voltige. Attachez vos slips et bouclez vos boutons de manchette…c’est du jamais vu. Du “au cœur de l’action”…mieux que sur TF1.

C’est parti…

Angie & Nels… Un peu désorientés par l’organisation de leur trip en Australie. Un peu stressés par le coût de la vie locale. Fatigués par l’enchainement des aventures depuis l’Inde. …sont installés sur la terrasse de leur hôtel à Sydney. Large baie vitrée surplombant Circular Quay. L’opéra de Sydney en contre-bas, illuminé par le soleil. Le Harbour Bridge semble si insignifiant, nargué par la hauteur de leur terrasse. Des fauteuils en rotin, décorés par quelques coussins Pablo Armani, finement tissés. Une table en verre sur une structure en fer forgé d’inspiration grecque. Au sol, un marbre italien, d’origine douteuse.
 
L’ambiance est tendue.
La tension palpable.
 
Angie vêtue de satin vert. Nels porte son costume habituel…un trois pièces en lycra de chez Pier-Pol Smith. Elle…sirote son Malibu Rose & Ginger dans un verre en cristal stambouliote. Tandis qu’il fait retentir les glaçons de son Glenfiddich sans glace. Parcourant négligemment le New York Times, Nels scrute d’un air absent l’approche infernale du soleil sur l’horizon. Angie abandonne les recherches…lassée, elle jette son Ipad au sol…pour poursuivre sa 4° lecture de l’Iliade.
 
La désolation et l’angoisse leur serrent la gorge.
 
Soudain, quelqu’un sonne à la porte de la suite. Le verre de bourbon se brise par terre. Pris de panique, ils enjambent le jacuzzi, traversent la chambre et le salon à toute vitesse…d‘un mouvement si prompt qu’il fait frissonner le chandelier Hugh Bichenbaum de ses 1001 pièces. Tout en bloquant la porte, ils lancent d’une voix rauque…:
-“What da f*** you want, matie?”.
-“It’s ze groom, Sir Nelson…Jérôme…ze french student…dou you rimembeurre?
-“Laisse tout derrière la porte et disparait…qu’on ne te revoit plus par ici

De l’autre côté de la porte…un panier de fruits exotiques et un magnum de Dom Pérignon. Le stress redescend dans la pièce. Ils éclatent de rire…
-“Ahahahah…ohohoooh…aaaarghhh…”.

Le calibre 12 reprend place dans son étui en crocodile australien. A nouveau installés au bord de la piscine à débordement, Angie se tourne vers Nels:
-“Tu sais…je pense avoir trouver une solution pour réduire de façon drastique la consommation mondiale de pétro…”.
 
Angie n’a pas le temps de terminer sa phrase…Nels intervient brusquement:
-“Si on émet l’hypothèse que l’Australie sort du champ d’application pratique de notre pérégrination, on peut approcher la résolution de notre problème par la méthode des moindres carrés…”.
-“C’est-à-dire?
-“racine carrée de 12
-“je vois…mais où veux-tu en venir
-“Mais bon sang…mais oui…on y est
-“ah
-“si la tangente hyperbolique de l’hypoténuse de l'angle formée par notre budget rencontre la courbe gaussienne de maximalisation de notre bien-être…le tout à une température moyenne de 33° Fahrenheit…on obtient
-“l’Indonésie!
-“Exactement Darling! Prenons la Testarossa et allons fêter ça, au passage nous demanderons à Claude de nous réserver deux tickets en première…direction Denpasar!

Le champagne a coulé à flot. Un feu d’artifice dans le ciel étoilé de Sydney est venu couronné le tout… Une nouvelle étape débute pour nos deux héros!

Reprenons le cours normal de ce blog!

…on part donc en Indonésie, ce samedi 30 avril, de Darwin. Hé oui...l'Asie nous manquait. Retour à Sydney prévu le 26 mai…d'où on s’envolera le jour même pour les States.
Nous voilà embarqués pour plus de 3 semaines à Bali, voire à Java ou ailleurs…en totally freestyle. Le temps de recharger nos batteries, recoudre le trou que l’Australie a creusé dans nos poches, mettre à jour nos histoires, trier nos photos…et siroter quelques cocktails au bord de l’eau.

Allez...C'est l'heure d'embarquer!

Nels