Notre tour du monde...

Thaïlande

Notre bilan de la Thaïlande

Ce bilan n'est pas une étude sociologique…juste quelques impressions (après un mois de voyage)...forcément subjectives, probablement généralisatrices et réductrices.

Quelques stats:

- 13 étapes, en passant 2 fois par Bangkok (plus une 3° fois éclair) et 2 fois à Ao Nang, et en commençant par le nord pour finir à Bangkok en passant par les iles du sud: Chiang Mai, Soppong, Sukhothai, Bangkok, Koh Tao, Koh Phangan, Ao Nang, Railay Est, Koh Phi Phi, Koh Lanta et Koh Hai.

- Arrivée en bus par la frontière cambodgienne à Poipet, départ en avion pour l’Inde, via Bangkok.

- 39 nuits/39 jours. 1 jour et 1 nuit de plus que prévu à cause de notre problème de visa indien.

- 5 bus longue distance dont 3 de nuit pour un total de 45h de trajet. De nombreux bateaux (ferries, longtails, speed boats…) dont 9 traversées significatives, totalisant près de 17h. 1 trajet en train de nuit de 15h et comme d’habitude, une panoplie de transports locaux: bus, tuk-tuk, kayak, sky train, van…

- Un trip en moto de 3 jours et 2 nuits, faisant une boucle Chiang Mai, Mae Hong Son, Chiang Mai.

- Un budget de 24,86€ par jour et par personne, dont 14% consacrés au transport (hors trip en moto et certains petits déplacements) et 31% au logement. Au final, la Thaïlande s’avère plus chère que ce que nous avions imaginé.

- 6,70€ pour la chambre la moins chère à la TR Guesthouse à Sukhothai et 35,83€ pour la plus chère, à Koh Hai, au Fantasy Resort (petit extra de fin de séjour).

Quelques banalités…

…notre destination coup de cœur: Koh Phi Phi, plus précisément, Rantee Beach…un petit paradis.

…notre logement préféré: le Rantee Hut à Rantee Beach. Petite note très positive également pour le Fortville Guesthouse à Bangkok.

…notre resto préféré: le ? à Mae Hong Son. Un petit resto local, sans nom, sans carte en anglais, mais où on a mangé le meilleur pad thaï…pour 30 baths.

…notre plat préféré: le pad thaï. Plat très classique et basique, mais qui était notre étalon de comparaison des restos…au niveau qualité et prix.

…notre dessert préféré: les banana pancake (rotee) en général, avec un préférence pour les pancake de chez Rantee Hut.

…Comme Ho Chi Minh au Vietnam, ou Mao en Chine, le Roi de Thaïlande est omniprésent dans tout le pays…et sous toutes les formes. Figure intouchable, considéré comme une divinité, il est représenté à plusieurs périodes de sa vie, évènements marquants… C’est un peu notre Martine. Le Roi à la pêche, le Roi fait de la photo, le Roi va à la mer, le Roi fête ses 18 ans, le Roi se marie…

…premier constat frappant en arrivant en Thaïlande: ce pays n’a rien de comparable au Laos, Cambodge et même au Vietnam. Plus moderne, développé, organisé, une capitale comparable à nos villes, des routes propres et neuves…bref ça sent bon (ou mauvais, c’est selon) le capitalisme et l’argent…comparativement à ses voisins.

 …la nourriture est bien épicée…et on aime ça!

…le tourisme est O.M.N.I.P.R.E.S.E.N.T… on a même envie de dire: “ça sent pas bon le tourisme”. C’est trop. Pour voir la culture thaï, ce n’est pas des sentiers battus qu’il faut sortir…mais des autoroutes battues! On croise plus de touristes que de thaïs, et ceux qu’on croise sont souvent blasés. Sans parler des problèmes liés au tourisme de masse: pollution, dégradation des sites naturels, disparition du caractère authentique et de la vie locale…

…c’est le premier pays dans lequel nous avons ressenti une certaine frustration au niveau budget. Tentation oblige. De plus, le cout de la vie est parfois étonnement élevé (dans certains coins du sud…évidemment.
…la prostitution est un des aspects les plus évoqués au sujet de ce pays…mais, on doit avouer qu’on a pas été aussi choqués qu’on pensait l’être. On a peut-être pas fréquenté les “bons” quartiers…mais, même du côté de Khao San Road, c’était pas si évident que ça… Par contre, on voit beaucoup d’hommes…devenus femmes!

…la Thaïlande a un grand atout: la beauté de ses paysages. Rien à dire là-dessus. Que ce soit les montagnes au nord ou les plages au sud…c’est sublime.

…comme évoqué plus haut, on a l’impression de croiser peu de “vrais” thaïs…en tous cas, des thaïs qui font autre chose que bosser sous la tornade “tourisme”.

…de nombreux temples, dans lesquels il y a beaucoup de vie. On peut y manger, s’y promener, y prendre des cours de méditation, s’informer sur le bouddhisme et même…y dormir!

…street life active…comme partout en Asie. Mais, c’est nettement moins impressionnant qu’au Vietnam.

…physiquement, les thaïs sont assez différents des cambodgiens et laotiens. Il sont plus grands, plus costauds et moins bronzés. Plus bridés. On retrouve aussi des thaïs plus proches des indiens (d'Inde). Evidemment, ce sont des généralités, et tous les formats sont dans la nature.

…les thaïs plus jeunes et plus branchés de Bangkok sont assez japonisés. On aurait même tendance à dire que les aspects modernes à Bangkok (au niveau mode, centres commerciaux, magasins, style…) sont sous influence nippone. Mais, cela reste assez localisé.

On a testé…

…les train de nuit: Contrairement à nos expériences précédentes, pas de compartiment ici. Un long couloir, avec des lits supérieurs qui sont “montés” par un préposé à la tombée de la nuit. Confort, linge de lit propre, petits rideaux, wagon-restaurant… même en seconde, c’est la classe! De très bonne facture. Comparable (même si différent) aux Soft Sleeper chinois.

…la plages paradisiaque: Malgré tous nos commentaires négatifs, petits bémols ou autres déceptions dans nos analyses sur la Thaïlande…il ne faut pas rater ces endroits sublimes. Bien chercher, trouver L’ile, LA plage, L’hôtel…et c’est sur…c’est LE rêve!

 …nos visiteurs: OUI! C’était génial de vous avoir…

…le tom yam: La soupe traditionnelle. On recommande…évidemment, ‘faut tomber sur un resto qui la fait correctement.

 …le longtail et le ferry: Le premier, pratique pour de petites distances, mais bruyant et souvent assez cher. Le second, parfois inconfortable et occasionnant le mal de mer, reste un bon compromis (entre le longtail et le speed boat – plus cher) pour des distances plus longues.

…le nord du pays: A explorer plus en profondeur. Car, là se cachent quelques véritables trésors naturels et culturels.

…le jus de citron sur les piqûres d’oursins: On a laissé Willy s’y coller. Vu ses grimaces et plaintes…ça n’a pas l’air 100% efficace.

…le massage thaï: Il est impossible de dire que ça ne fait pas du bien. C’est toujours trop court. On en sort parfois groggy, mais c’est délicieux.

…la promenade à dos d’éléphant: Inoubliable. Le lieu choisit, perdu au milieu de la nature, était idéal. Nous étions en contact direct avec le pachyderme et avons pu jouer avec lui dans l’eau. Bref, on recommande vivement.

…la traversée de la jungle en nocturne: Please…ne mettez pas de tongs! Sinon vous allez ralentir le groupe! Plus sérieusement…c’était sympa. A faire…mais, une fois!

…la boxe thaï: Assister à un série de combats de boxe thaï, c’est comme allez voir une corrida à Madrid, voir un match de NBA à New-York ou Staaienveld Stadion lorsqu’on va à Sint-Truiden…c’est donc un passage obligatoire pour profiter de la culture locale au coeur de la population.

…la pluie tropicale: Première info: ça mouille. Deuxième: ça mouille. Dernière: ça mouille. Mais, pas mouillé comme dans la douche. Mouillé comme sous l’eau dans la piscine tout habillé. A…faire.

…la water-tatane: Sport qui se pratique dans une mer à vagues et à l’aide d’une balle légère et dentée. Opposant deux joueurs, le but est de ne pas laisser la balle se faire prendre par les vagues. Et ce, à l’aide d’une seule touche de la main – la milouche ou bidouche, selon les régions – et en évitant que la balle sorte de l’air de jeu – la partie budgétée.

…le problème de VISA: Avec le recul…c’est un souvenir. Sur le moment, c’était un cauchemar!

Pour conclure…

…difficile de conclure sur la Thaïlande. 40 jours, ça représente énormément de souvenirs. Principalement de super bons souvenirs. La Thaïlande et ses montagnes mystiques au nord, ses plages de rêve, au sud. Un patrimoine naturel hors du commun. Puis, la Thaïlande restera toujours dans notre esprit et dans notre cœur comme le lieu de nos retrouvailles…avec Name, avec Delph et avec Willy. Toutes ces belles choses partagées ensemble. Et s’il n’y avait que ça. Mais, on peut ajouter à la liste: les bon plats épicés, le soleil, les facilités liées au tourisme…

Mais…car, vous vous en doutez, il y a un MAIS. D’une manière globale, et au risque d’être incompris (difficile à comprendre…lorsqu’on voit nos photos), on a été un peu déçus par ce pays. Peut-être en attendions-nous trop? Peut-être avons-nous vu mieux avant!?
Le fait est que nous avons été déçus par le manque d’authenticité, l’absence de nature sauvage et préservée, les dégâts du tourisme de masse (déchets, saleté, constructions anarchiques…), la difficulté à sortir du circuit touristique…

Oui, la Thaïlande est un beau pays. Non, il n’est pas facile d’entrer en contact avec la vraie Thaïlande, celle des touristes thaïlandais. On aurait aimé s’approcher plus près de la vie locale, loin des belles et grandes routes trop modernes. Si c’était à refaire, et sans nos visiteurs, on aurait probablement écourté notre séjour. Pour retrouver plus vite l’intensité du voyage, la douceur du mouvement, la ferveur de l’inconnu et de la découverte. En Thaïlande, on s’est sentis…en vacances. Or, un tour du monde, c’est différent des vacances. C’est difficile à expliquer (et peut-être à comprendre). Mais, les sentiments, le ressenti, les besoins, les envies sont différentes. Bref…on a l’impression que cette étape n’était pas dans l’esprit tour du monde…

En tous cas, cette expérience (et probablement le recul) nous a permis de donner plus de valeur à notre passage en Chine. Un peu comme le gars qui a fait son service militaire et qui se dit: “Aaah p***** c’était dur, j’en ai bavé…” …mais qui n’en parle qu’en termes positifs.

Pour finir sur une note positive (car cette aventure est évidemment hyper positive), on considère l’étape “Thaïlande” comme de magnifiquement belles vacances dans notre périple. Et c’était bien reposant. C’est bon un temps…mais, voilà, maintenant l’aventure nous attend…

Angie & Nels

Delph, Willy & la mer d’Andaman

…On a du retard…l’heure de la mise à jour est E.N.F.I.N. arrivée. Au dernier épisode, nous attendions désespérément l’arrivée de Delph & Willy à Ao Nang près de Krabi.

Préambule

Delph & Willy sont nos seconds visiteurs (après Name). Willy est le grand frère de Nels. Ils sont, comme disent les thaïs, “same, same but different”. Unis comme… des baguettes, ils partagent la même passion pour le FC Porto, le club de gymnastique rythmique “Les baladins du nord”, le moyen-âge, Alerte à Malibu, l’humour qui dénonce, la philo, le Portugal ou encore l’architecture roumaine du 18°… Infographiste de talent, son rêve est de réaliser un remake du film '”Sharks” (“Les dents de la mer” en français, ou encore le “Tubaron” en portugais) en 3D sous le couvert d’une comédie musicale.

Delph, épouse de Willy, également artiste de talent, devenue sœur d’Angie, se distingue également par ses centres d’intérêts très spécifiques: les poules, les talons aiguilles, la confection de chaussures, les tensions politiques au Yémen, Closer,… Elle est la seule, parmi nous, à avoir fait les scouts donc elle n’a peur de rien.

Ensemble, ils ont mis au monde leur plus belle œuvre: un petit Diego.

Chapitre 1: les retrouvailles


Ça parait fou de se donner rendez-vous et de se retrouver à des milliers de kilomètres de notre “univers”. Pourtant, c’est possible…et c’est magique. On a du mal à y croire au début. Quelques larmes plus tard, on se promène sur la plage sous le regard d’un magnifique coucher de soleil, on parle, on parle et on parle. Ragots, aventures, anecdotes, souvenirs, nouvelles d’ici et de là-bas…tout y passe. La soirée se termine autour d’un festin…un barbecue en pleine rue…du poisson grillé, du calamar, des langoustes, du maïs et quelques bières. Plus tard, un peu de vin arrose ces merveilleuses retrouvailles à Ao Nang.

Une nuit au KL House, pour bien récupérer, retrouver les affaires que Delph & Willy nous ont ramenées et partir, dès le lendemain, à l’assaut des iles de la mer d’Andaman.

Chapitre 2 : le paradis

On ne pensait pas le trouver ici…et pourtant si. A Koh Phi Phi. A quelques heures de ferry à peine de Krabi. Evidemment, si on s’arrête au village principale, Tonsai, l’ile est plus proche de l’enfer que du paradis. L’embarcadère sans charme, le village formaté “touristes”, les déchets, les guesthouse, les tatouages à la chaine et les bars à gogo et puis ces milliers de touristes venus faire la fête…entre eux.

Heureusement, bien informés, nous avions booké un petit hôtel de l’autre côté de l’ile, loin de Tonsai Village, sur Rantee Beach. L’une de nos meilleurs décisions. Cet endroit est J.U.S.T.E. paradisiaque. La plage, la mer, la nature…

Mais, au paradis, il y a bien plus que ça. Des personnes fantastiques, des moments magiques, des expériences comiques… Mon endroit de rêve, dixit Angie les yeux brillants d’émotion.


Commençons par nos hôtes, le Rantee Hut. Autrefois composé de plusieurs bungalows face à la mer, l’hôtel n’en compte aujourd’hui plus que 3. En cause, l’achat de la concession par un gros investisseur (Sofitel pour ne pas citer le nom) qui y construit un resort de luxe. Quel gâchis! Heureusement, quelques problèmes financiers ont épargnés, pour l’instant, une partie du petit hôtel familial et nous avons pu profiter de 2 huttes in front of the beach…simples, rudimentaires, mais en harmonie parfaite avec le lieu. Que demander de mieux…

Et puis, il y a Um et son équipe. Ce jeune thaï, originaire de Sukhothai, est extraordinaire. Venu étudié à Bangkok, il est tombé amoureux de l’ile et y travaille avec passion pendant la saison. Sa simplicité, sa gentillesse et ses compétences ont sans aucun doute contribué à notre bonheur.


Les aventures. Dès le premier jour sur l’ile, Willy s’est fait agressé par des…oursins. Alors qu’il snorkelait tranquillement, une bande d’oursins malfaisants se serait formée afin d’exécuter une attaque d’une violence rarement observée. Le pied de Willy a vraiment souffert, et ce, malgré le remède local…du jus de citron.

Pas effrayés par la mésaventure, on se lance à l’assaut de la montagne voisine dans le but d’atteindre le magnifique point de vue surplombant l’ile ainsi que de faire quelques courses au village (de touristes). C’est réellement unique. Surtout le retour, vers 1h du matin, à travers la jungle, avec pour seul éclairage deux petites lampes frontales. Pas de bobos à l’arrivée, si ce n’est les innombrables piqures subies par les pieds (décidemment) de Delph…qui était en tongs (sans talons…heureusement!).

L’excursion. On se décide à casser la tire-lire (Angie & Nels surtout) pour s’offrir un trip d’une journée en longtail privé sur les iles voisines. Aucun regret. Vraiment aucun. C’est indescriptible. D’abord, Bamboo Island, une ile vierge…au sable fin et blanc…l’ile de rêve par excellence. Mosquito Island pour le snorkeling…un aquarium géant…superbe. Après le tour de la grande Koh Phi Phi, direction la petite Phi Phi et sa Maya Bay, devenue célèbre grâce au film The Beach. Même si elle est envahie par les touristes et qu’il est difficile de se sentir dans la peau de Leonardo DiCaprio, c’est tout de même impressionnant de beauté. La couleur de la mer semble irréelle. Cette étape est également celle du pique-nique préparé avec amour par Um. “Juste” un bon moment… en famille dans un paysage de carte postale. Avant de rentrer à la maison Rantee, un petit détour par “le Lagon”, encerclé par des pics karstiques, et de l’autre côté de Phi Phi Leh.


De retour dans notre paradis, nous avons pu nous consacrer à la bronzette, quelques plongeons (avec modération car les oursins agressifs rodaient…), un peu de lecture, de bons repas à base de banana shakes, banana pancake, pad thaï, garlic & pepper chicken… En résumé, et comme dirait une brésilienne rencontrée sur place, on était…trooop chill out!!!

Le temps aussi de quelques fous rires...comme lorsque Delph cru voir un requin et alerta la moitié de la plage par ses cris: "Un aileeerooon...j'ai vu un aileeerooon...un REQUIN!"...ce n'était un évidemment pas un requin, mais un simple petit drapeau flottant.
Un autre temps fort? Lorsqu'un soir, Angie termina d'achever le moral d'un touriste australien...avec un simple Thank You spontané alors que celui-ci se présentait, déclinant naturellement son nom et son origine. Le coup de grâce porté par les éclats de rire de Delph et l'ignorance de Willy l'envoya probablement dans une maison de soins psychiatriques à Sydney.

Le dernier soir, une autre rencontre unique. Vivianne, une française connue sous le sobriquet de Mama. Elle approche les 70 ans, mais on a du mal à le croire vu sa jeunesse d’esprit et son énergie débordante. Au paradis, on rencontre probablement des gens qui ont une lumière en eux…quelque chose de spécial…difficile à décrire. Ce fut le cas. Pendant plusieurs heures (et juste que 2h du mat’), on a écouté avec plaisir ses histoires, ses expériences…pleines de sagesse, de beauté, d’entrain, de bonheur…avec une mention particulière pour son périple sur le chemin de Compostelle avec Balthazar, son âne, et Nina, sa mule. Le type de rencontre qui vous marque, vous rend heureux de voyage, vous enrichit…

Après 4 nuits sur Rantee, et après avoir tenté (un peu tard) de prolonger notre séjour au paradis, nous quittons l’ile de Phi Phi. Non sans la petite larmichette au coin de l’œil, le cœur serré, les grands signes d’au revoir adressés à Vivianne, Um & co… et un souhait profond: “Que ce paradis survive…!” Peut-être, reviendrons-nous qu’il sera trop tard.

Chapitre 3 : le doutage

Comme on vous l’avez déjà dit, il est difficile de trouver des endroits tels que Rantee beach. Des heures de recherches sont nécessaires…ainsi qu’une petite dose de chance. C’est en comptant sur cette dernière que nous avons atterris sur Koh Lanta (qui n’a pas grand chose à avoir avec l’émission éponyme…tournée, pour son premier épisode, sur la petite et préservée, Koh Rok). On ne peut pas parler de descente aux enfers, mais bien de grosse déception. L’ile, plus grande que toutes ses voisines, manque de charme, ses plages sont quelconques (surtout en venant de Phi Phi)…et puis, on a eu le “malheur” de tomber sur un arnaqueur qui nous a fait miroiter des chambres qu’il ne pouvait offrir.


Bref, on a trouvé un pied-à-terre de fortune (dont beaucoup de personnes se contentent bien pourtant…compréhensible d’une part…ça l’est moins quand on sait ce qui existe dans les environs) et on a passé la soirée sur Internet à la recherche d’un second paradis perdu. Koh Lipe, Koh Muk, Koh Kradan, Koh Tarutao, Koh Adang, Koh Hai (Ngai)…? Malgré les faibles garanties quant à un logement digne de ce nom, nous embarquons le lendemain…direction Koh Hai.

Chapitre 4 : pas loin du paradis

Soyons clairs. Notre niveau d’exigence, après l’expérience paradisaco-parfaite de Rantee sur Phi Phi, était à son paroxysme. C’est pourquoi nos premiers pas sur Koh Hai furent un peu frileux. D’autant plus que le logement, au Koh Hai Villa,  n’était pas réellement digne de ce bel endroit. On a eu du mal à prendre nos marques. Pourtant l’ile est super belle. Même s’il est décevant de constater à quel point la pollution est présente dans des endroits si reculés, la plage est d’un sable blanc immaculé, la mer d’un turquoise sublime et d’une chaleur insolente.

Pas convaincus, et compte tenu du fait qu’il s’agissait des derniers jours de vacances de Delph & Willy, et de nos derniers jours en Thaïlande, on décide de s’offrir un hôtel d’un autre standing. Un resort de style…resort…avec sa chambre propre et accueillante, son petit dej’ buffet, son personnel si serviable (spéciale dédicace à chevelu…il se reconnaitra), sa plage propre et bien équipée, ses petits chemins bordés de pelouse bien taillée et ses petits touristes tout beaux et tout frais, avec leurs beaux ensembles en lin pour le repas du soir.

Pour être honnêtes, c’était pas désagréable de s’offrir un peu de luxe (tout est relatif…pour nous c’est du luxe). Nos journées rythmées par les séances de bronzage, de plongeons et de photos. Seules exceptions, un petit trek aventureux des deux frères (qui a dit “Pierre-Richard”)…qui a failli mal se finir. Au final, quelques coupures et plus de stress que de mal… Autre exception: une expédition en kayak jusqu’à une plage sauvage repérée par les deux Pierre-Richard frères lors de leur trek.

C’est pas le paradis…mais surement pas loin. 4 jours de pur bonheur à 4...à 5...



Chapitre 5 : Retour à la réalité

Heureusement, tout avait été bien ficelé…et le retour jusque Bangkok…on le faisait à 4. En train couchettes, pour changer. Après une halte à Trang, histoire de gouter (enfin) à la vie locale thaï, direction Bangkok. 16h de train très confortables…

Arrivés à Bangkok. Quelques achats, des petits cadeaux pour nos petits (qui nous manquent) en Belgique…et c’était déjà l’heure des au revoir. Difficile. Très difficile. Après 10 jours aussi intenses et riches à 4…ce fut un véritable déchirement. Comme quelques mois plus tôt, au moment de quitter la Belgique.

Merci Delph. Merci Willy. D’être venus enrichir notre voyage. Vous allez encore plus nous manquer.

Place aux cartes postales. ICI.

Angie & Nels

La région de Krabi

Après le départ de Name…on s'est posés à Ao Nang, proche de Krabi Town, dans la province du même nom: Krabi. Paysages karstiques, au large comme à l'intérieur des terres, nombreuses plages de sable fin, belles îles, grottes, parc nationaux. La population locale est moitié bouddhiste, moitié musulmane.

On s'arrête donc au  KL House, petit hôtel familial, pas cher et bien tenu. Vu ces conditions, on décide vite de rester ici en attendant Delph & Willy. KL House sera notre maison pour la prochaine semaine. Histoire de mettre à jour le blog, établir le planning pour la suite de notre périple dans le sud, se reposer, bronzer, faire quelques lessives, et accessoirement rayonner sur d'autres beaux sites dans le coin.


Tout se passe à merveille. Si ce n'est que le vide laissé par Name, associé à l'attente de l'arrivée de Delph & Willy, nous rend impatients! Grrr…dépêchez-vouuus!!!

Autre point délicat: le planning. Comme on vous le disait pour le Golfe de Thaïlande, il est très compliqué de choisir la bonne île (il y en a un paquet), puis le bonne plage, puis le bon hôtel,… Tout ça dans nos prix. On s'arrache un peu les cheveux mais c'est productif. Et cela nous évitera de tergiverser lorsqu'ils seront là.

Outre des petites promenades dans la station balnéaire d'Ao Nang, touristique mais plaisante (on se croirait un peu dans un village de la côte espagnole au mois d'août…), nous avons été passer deux nuits et trois jours sur le cap voisin, accessible uniquement en bateau. Il est célèbre pour ces plages de rêve: Railay (est et ouest), Tonsai et Phra Nang. Soyons clairs: c'est une petite déception (un peu la règle en Thaïlande…mais on vous en dira plus dans nos conclusions).

Tonsai Beach: notre guide nous précise que c'est la plage pour les routards…en réalité, elle est infesté de bestioles de jeunes-cools-fumeurs-de-oinj…une ambiance reggae qui est (pour rester poli) enquiquinante (pourtant on a rien contre le reggae...Nels lui-même dort tous les soirs avec un pyjama Bob Marley). Car, on a l'impression que pour être cool, et sous prétexte qu'on a pas de thune, il faut vivre dans la crasse et le vas-y-qu'on-s'en-fout-de-tout-parce-qu'on-est-trop-cools. La plage, et surtout l'envers du décor, n'a rien de cool. Déchets, béton, paillotes insalubres, odeurs nauséabondes, carcasses de bière…règnent en maître. On a vite pris le sentier qui traverse la jungle, direction…


…Railay est: la traversée de la jungle est à faire. Vestiges du passage du tsunami, insectes mordants, nature dense… Par contre, une fois arrivés de l'autre côté, c'est à nouveau la désillusion. On comprend vite pourquoi Railay est est moins chère que sa sœur à l'ouest. La plage n'a rien d'une plage telle qu'on le conçoit. Si ce n'était que les mangroves, ça passerait. Mais, les tracteurs, les traînées d'huile, les chantiers…c'est un peu beaucoup. On y a quand même trouvé un hôtel convenable, le View Point Resort (600 baths la nuit). Ainsi qu'un petit resto local pas mauvais du tout: le Mangrove restaurant.


Railay ouest: c'est la plage des Resorts de "luxe". Jolie, très fréquentée, sympa la nuit également, mais un peu bruyante à cause des longtails.

Phra Nang Beach: le plus chouette coin. Plage très fréquentée également, mais avec un superbe panorama. On y a passé de bons moments de bronzette et de baignade. Les parois rocheuses autour sont impressionnantes et les grimpeurs du monde entier en ont pris possession. Angie est fascinée et veut définitivement reprendre l'escalade.


Le View Point: Un point de vue sur le cap qui…se mérite. En effet, pour l'atteindre il faut escalader une longue paroi abrupte (à l'aide de cordes) faite de rochers et de terre rouge glissante. S’enchaîne une traversée de la jungle ainsi que la possibilité de descendre au cœur du pic pour voir un lagon (la nuit tombait…on a rebroussé chemin à mi-parcours). Ambiance "The Beach" assurée. C'est superbe, mais c'est pour les courageux (comme nous!).


Après ces deux nuits "hors de la maison", retour dans notre pied-à-terre, d'où nous écrivons ces quelques lignes et mettons enfin notre blog à jour.

Deux petits points pour conclure. D'abord, après l'instabilité qui nous poursuivait depuis Koh Phangan, le temps est au beau fixe.
Deuxièmement, c'était hier le Têt. Le nouvel an chinois. Hé ben…rien de spécial. En tous cas, pour nous touristes, le seul élément visible était la fermeture de certains commerces. Et pour cause, il s'agit principalement d'une fête familiale mêlée à une série de croyances (chance, malchance, superstitions…). Et pour cause (bis), on est Thaïlande, et les thaïlandais fêtent le nouvel an…thaï…qui a lieu en avril. Seuls les thaïs-chinois (principalement à Bangkok et dans le nord) fêtent le Têt.

Dans quelques heures, Delph & Willy nous rejoignent ici (ils sont à Bangkok pour le moment)… l'attente est longue…on a vraiment hâââte de les retrouver!!!

Le coucher de soleil sur Ao Nang...


Some pictures. ICI.

Nels

Le Golfe de Thaïlande - Koh Tao & Koh Phangan

…on vous le disait: 8h de bus de nuit, et nous voilà à Chumphon, ville de laquelle on embarque pour rejoindre la "première" des trois îles du sud du Golfe de Thaïlande: Koh Tao.

Le topo:
Koh Tao est la plus petite île, suivie de Koh Phangan et de la plus grande, la célèbre Koh Samui. Tao est censé être le plus beau spot de plongée du coin, plus calme et détendue que ses deux grandes sœurs, plus sauvage et proposant les plus beaux paysages. Koh Samui étant l'autre extrême, bétonnée, fourmillant de touristes…la destination des gros tours-opérateurs. Koh Phangan…l'île du milieu…au sens propre comme au sens figuré.

Notre plan:
Profiter de la présence de Name pour passer 4-5 jours à Tao, pareil à Phangan…avant de revenir sur Tao, après le départ de Name, pour faire notre PADI (brevet de plongée…qui nous permettrait ensuite de plonger seuls partout dans le monde).

Vous vous en doutez…ça ne s'est pas passé comme prévu.

Arrivés à Koh Tao dans la matinée (via les très rapides bateaux de Lomprayah), on déjeune dans le village principal de Mae Haad. Sympa, mais plein de touristes et de tout ce qui va avec (magasins, restos…) et surtout…c'est là que se trouvent les 3 embarcadères de l'île (vous imaginez le trafic!). Un longtail (100 baths par personne tout de même) plus tard, nous arrivons à l'hôtel booké: le Sai Thong Resort sur Sai Nuan Beach. Le trajet et la vue depuis le bateau sont magnifiques…eau turquoise, cocotiers, plages de sable blanc, végétation dense, rochers et montagnes…


…Mais, une fois débarqués sur la plage…le scénario est tout autre. Le Resort est mal entretenu, les bungalows sont rudimentaires pour le prix, un bassin d'eau stagnante nauséabond, des tuyaux partout…bref, malgré l'accueil sympa de Baz, le manager, on sent bien qu'on ne pourra pas rester. D'autant plus que pour Name…c'est sensé être des vacances!

Une réunion au sommet met en place un plan de repli: Nels & Angie partent à l'assaut de l'île pour trouver un meilleur endroit…Name reste chez Baz pour se la couler douce…! Ainsi se passa la journée. Angie & Nels marchèrent près de 6h autour de l'île, affrontant vents et marées, rochers et accès improbables, pentes à 50% de dénivelé et même des hordes de chiens errants…

A la tombée de la nuit, leurs conclusions sont sans appel: cette île est une déchetterie. Oui, le décor, de loin, est magnifique, mais les coulisses sont une porcherie. Des hôtels à l'abandon mais étrangement full, aucune vie locale, des thaïlandais blasés et probablement lassés…donc complètement fermés, des plages crades, des usines à plongeurs…
Les conclusions de Name sont tout aussi dramatiques: le milkshake banane de Baz ne vaut pas les 80 baths qu'il coûte et le Pad Thaï est assez cher…120 baths…par contre, le poisson grillé est pas mal.


Crevés, on décide d'y passer une journée et une nuit supplémentaire pour récupérer, et de partir ensuite pour Koh Phangan. Mais, la difficulté sur ces îles est de trouver le logement idéal et pas cher…sur une plage de rêve…isolée mais pas trop quand même! A cela s'ajoute le fait qu'on ne peut débarquer sur place et voir par soi-même…car bon nombre de coins ne sont accessibles que par bateau…et ça ça coûte! Bref, on ne compte plus les heures passées sur Internet à essayer de chercher L'endroit (c'est une constante au cours de ce voyage… et surtout en Thaïlande).


C'est le cœur déchiré de quitter Baz (Name s'étant pris d'affection pour ce garçon à la prononciation défaillante…), soulagés de partir de Koh Tao, mais surtout appréhensifs de ne pas savoir ce qui nous attendait, que nous avons filé en ferry pour Thong Sala (l'embarcadère de Phangan). Un peu de mal de mer plus tard, nous débarquons sous une drache nationale (c'était pourtant pas le 21 juillet)…"trempés jusqu'aux os", on sait maintenant ce que ça veut dire. Quelques négociations plus tard, nous sautons dans un pick-up pour rejoindre notre plage perdue: Thong Naï Pan Noï. La traversée de l'île, sur des pistes et sous la pluie, au cœur des montagnes, est un moment unique.

Le soulagement. L'hôtel, Baan Panburi Village, est bien. La plage est belle. Le petit village est mignon. L'endroit est calme. Les bungalows sont plus que corrects. Seul bémol: le temps. On annonce de la pluie pour les prochains jours. Même si Angie a failli être intenable, cette nouvelle ne nous a pas démontés.


5 jours de farniente. Arrosés par la pluie, et un peu de rhum. Lecture, discussions politico-philosophiques ("Je te dis que Lukaku n'a pas encore le niveau pour jouer à Chelsea…hein Angie?"), bon repas sur la plage, musique, sketchs, Weshan le tout mignon bébé-roi du Resort, quelques baignades, un peu de bronzette (il a enfin commencé à faire meilleur), promenades dans le village… Que du bon temps. Sans compter les massages Thaï qu'on s'est offerts, les hamburgers de chez Handsome, le poulet au barbec chez le "lent"… Sans oublier les matchs de water-tatane (sport aquatique – une balle à crampons et des vagues - inventé par Nels & Name et qui sera très prochainement aux jeux olympiques…'faut juste trouver le bon lobby pour le pousser!)


C'était top! Et comme toujours…quand c'est top, ça passe vite.

Name avait un avion à prendre de Surat Thani et nous avions décidé de quitter le Golfe de Thaïlande pour la mer d'Andaman, et plus précisément pour Krabi. Cela nous a permis de faire une partie du trajet ensemble…
Pour ce qui est du PADI, et après avoir vu les conditions de plongée à Koh Tao, et il faut l'avouer, vu notre trouille croissante des fonds marins, nous allons faire l'impasse sur notre brevet. Nels devra choisir un autre cadeau (voir ici).

Merci à Name pour tous ces bons moments, et bravo à lui de s'être aussi bien adapté à notre mode de voyage "budget"…

Deux îles, deux albums photo. ICI. (soyez indulgents avec la qualité des photos – on a quelques tâches sur le capteur – un kit de nettoyage est en chemin...merci Mãe)

Nels

Bangkok

Bangkok n'a rien de la petite capitale de campagne, ni même de la "petite" Chiang Mai au nord. Bangkok est une énorme ville moderne. 10 millions d'habitants, 90% des voitures du pays circulent ici. Elle a tout des grandes métropoles occidentales: énormes avenues, un réseau d'autoroutes urbaines surélevées, un métro aérien, un métro sous-terrain, des buildings géants, des centres commerciaux grandioses, des espaces verts, des embouteillages, la pollution…
A ces éléments s'ajoutent quelques ingrédients explosifs: street food, odeurs, gestion des déchets déficiente, street life, chaleur, circulation chaotique (même si on avait déjà vu pire avant)…

Dernier ingrédient du cocktail "bangkokien": le tourisme de masse! Elément qui fait partie intégrante du panorama de certains quartiers. Le plus connu: Khao San Raod. Un quartier de petites rues où jeunes occidentaux pseudo-baba-cool, voyageurs sans-le-sou, "vieux" pervers en quête d'amour (avec un grand S et un X au milieu), touristes à la recherche d'exotisme (…ah c'est ça l'exotisme?), prostituées, travs, rabatteurs, échoppes de vêtements, restaurants typiques (avec comme plat local: l'hamburger!) et gargotes cohabitent en parfaite harmonie…
Bref, le "pire" d'ici et de chez nous réunis dans un cocotte minute qui n'a plus été lavée depuis longtemps! Certains diront: "Mais enfin Jean-Marc…c'est ça le charme de l'Asie…!" On trouve pas…mais chacun ses goûts! Il faut tout de même le voir. Heureusement, Bangkok ne se résume pas à ce quartier!

Après nos magnifiques retrouvailles avec Name, dans notre charmant hôtel (une petite perle: le Fortville Guesthouse – notez ce nom si vous visitez la ville), et malgré une nuit blanche pour nous 3, nous décidons d'attaquer le quartier de Siam Square. Le quartier du shopping. Centres commerciaux à profusion, restaurants, magasins de rues par dizaine, un monde fou…c'est pas le coin le plus typique, mais c'était l'occasion de prendre la température de la ville. Et surtout de parler, parler et encore parler avec Name! Une longue, très longue journée…couronnée par quelques bouteilles de vin, du camembert et du pain!


Après une bonne nuit de sommeil, nous étions prêts à attaquer la ville pendant 4 jours. Comment? En s'y promenant, en prenant le bus, en s'y perdant, en faisant quelques incontournables… Bangkok se révèle être une ville pas si désagréable.

La soirée Muay Thaï. Véritable institution en Thaïlande, ce sport rassemble plusieurs fois par semaine des dizaines de spectateurs et autant de parieurs. On s'est rendus au Ratchadamnoen Stadium pour voir cette ambiance de nos propres yeux. Installés dans les tribunes arrières, avec les locaux (…juste parce que c'était les places les moins chères – 1000 baths quand même), on confirme que ça vaut le coup…et des vrais coups, il y en a! 10 combats, c'est un peu long… mais, on a eu la chance d'avoir en face de nous, le Bigard thaïlandais… "hé ben LE GARS, il est très fort…LE GARS!"


Les temples. Bangkok regorge de nombreux temples bouddhiques. On a visité le Wat Phra Keo avec son bouddha d'émeraude (qui est en jade en réalité, mesure 66 cm et dont le roi choisit l'une des trois tenues qu'il porte…un peu comme le Manneken Pis) et le Grand Palais (ancien palais royal) ainsi que le Wat Pho et son énorme Bouddha couché. Les temples thaïlandais sont vraiment magnifiques et très différents de ce qu'on avait eu l'occasion de voir jusqu'ici.

Les Khlongs. La ville a été bâtie sur des terres cernées de canaux. Ce sont les khlongs. Si on y ajoute les belles courbes du fleuve Chao Phraya, on obtient une ville bercée par l'eau (d'ailleurs la ville s'est affaissée de 2 m en 10 ans) . Pour quelques baths à peine, on peut emprunter les bateaux-taxi sur le fleuve. Et, pour quelques baths de plus, on peut réserver un longtail (bateau longue-queue) pour visiter les khlongs. La visite n'est pas extraordinaire, mais c'est tout de même dépaysant (on a même vu un crocodile et des poissons-chats). On découvre Bangkok sous un jour plus calme et poétique. A faire.


Le quartier indien et chinois. Conseillé dans le guide. C'est LA grosse déception. Soit on s'est trompés d'heure, soit de saison, soit le guide a touché une commission indo-chinoise. Car, s'il est vrai que nous avons vu des indiens et des chinois (jusque là c'est normal)…nous n'avons pas vu l'atmosphère trépidante promise. Au contraire, des quartiers biens sombres et sans vie. Bon, ça nous a pas empêchés de manger indien…et comme on était affamés (et déçus)…on a pris une quinzaine de plats. Ahhh, fallait pas nous chercher mon p'tit mô'sieur!!!

Le reste du temps. Du shopping, de légères incursions dans Khao San Raod (Name ne croyant pas Nels sur la présence de salons de massages louches dans le coin: "Pas possiiible? Non mais je suiiis…oh lala…quel scandale!…Angie, là on peut pas laisser passer ça…c'est un scandale…on va se chercher une banana pancake sur place pour vérifier tout ça!"), de supers bon moments à 3, des bons repas (chez Maman ou les toasts salés chez Tata), la terrasse et le bar du Fortville, un tour chez le coiffeur pour Angie, les bouteilles de vin du 7/11, Name & Angie et leur faim perpétuelle coordonnée, les envies de pizzas…
Pour conclure. Bangkok c'est intense, un peu sale, chaud. Fatigant. Et à 3, ça l'était encore plus. On y a mis toutes nos forces, mais ça valait vraiment le coup.


On aura bien mérité un plongeon dans la mer…un bus de nuit en partance de Khao San Raod (juste le temps de se reprendre une banana pancake et quelques fruits…)…direction le Golfe de la Thaïlande pour quelques jours de farniente!

Photos. ICI.

Nels

Notre premier visiteur: Naheem

Notre arrivée à Bangkok coïncide (et c'est pas vraiment un hasard) avec l'arrivée de notre premier visiteur: Naheem aka Name (il avait été la dernière personne qu'on avait eu le plaisir de voir avant notre départ de Londres).

Name, aussi appelé Dr. Ali, d'origine scandinave (la partie orientale c'est-à-dire le Penjab suédois), ami d'enfance de Nels (près de 25 ans d'une amitié sans relâche...), bassiste dans un groupe de Rock, et accessoirement médecin à Londres, passionné de Sylvie Vartan et de Dave, connu pour son humour qui dénonce (d'aucuns le surnomme le Bigard belge), il collectionne les pin's parlant de TF1 et la loutre sous toutes ses formes.

Il vient passer 15 jours en notre compagnie, à Bangkok d'abord, puis direction les îles du Golfe de Thaïlande. Ça risque d'être explosif...

Restait l'inconnue...Portobil. Comment allait se passer leur rencontre?
On peut déjà vous dire que tout se passe à merveille...la première soirée, aux frais de Name, a donné le ton...quelques bouteilles de vin, du camembert et du pain.


Angie & Nels

Sukhothai

Avant de rejoindre Bangkok, une étape intermédiaire en venant du nord: Sukhothai. Nous y sommes restés uniquement une nuit et une journée afin de visiter Old Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux parties: New Sukhothai, la ville, et Old Sukhothai, la vieille ville comprenant tous les vestiges et monuments historiques. Les deux sont séparées par une dizaine de kilomètres (un conseil…prenez les bus locaux et non les tuk-tuk pour faire le trajet)

Qu'y a-t'il à voir? Sukhothai fut la première capitale de l'empire Siam, au XIIIe Siècle. Aujourd'hui de nombreuses ruines subsistent de cette époque glorieuse.


Nous devons l'avouer…nous étions très fatigués et n'avons donc pas tout visité. Nous nous sommes contentés du parc historique et de ces temples. Il faut dire que c'est très agréable de s'y promener à vélo (ce que nous avons fait). L'ensemble est harmonieux et paisible. La balade est donc sympa…tout comme la sieste à l'ombre d'un cocotier!

En conclusion, même si nous n'avons pas vraiment exploré à fond les vestiges de Old Sukhothai, ce que nous avons vu était beau et mérite le détour… Mais, après avoir vu Angkor…c'est difficile de s'extasier ou d'être impressionné.

Le soir, nous avons pris un bus de nuit…direction Bangkok…pour retrouver Naheem (qu'on appellera Name pour une question de confidentialité).

Quelques photos…ICI!
Nels

Chiang Mai & sa région

Chiang Mai, deuxième grande ville de Thaïlande, célèbre pour ses nombreux temples et son night bazar. Point de chute idéal pour explorer le nord du pays.

Après la visite du site d'Angkor et un long voyage, nous avons d'abord ressenti le besoin de nous y reposer quelques jours. Installés au Thai House, l'hôtel est assez agréable, excepté l'accueil et le service. En tant que voyageurs à petit budget, nous ne sommes pas assez intéressants pour eux et leur catalogue impressionnant d'excursions.

Probablement, effectuerons-nous plus tard une de ses fameuses excursions qui propose un trek d'un à plusieurs jours dans les montagnes, une visite des villages ethniques, une ballade à dos d'éléphant et une descente en rafting. La question nous poursuivra pendant la première moitié de notre séjour. A savoir: que faire? Nous n'étions pas convaincus de vouloir partir en groupe organisé avec des hordes d'autres occidentaux.

Le marché du dimanche qui se tient dans l'enceinte de la ville est notre première occasion de découvrir Chiang Mai. Ville fort développée d'un point de vue urbanistique et commercial… ça faisait un bail que nous n'avions plus vu une ville comme celle-ci. Et ça n'a pas vraiment eu raison de nous.

Les temples? Nous les visiterons en faisant le marché, mais plus question pour le moment de les explorer plus en détails…on a eu notre dose à Siem Reap. Nous y trouverons une multitude d'échoppes et en ferons plusieurs fois le tour afin de satisfaire notre faim gourmandise. Les fruits et les shakes sont succulents.


En soif de shopping, on loue un scooter pour sortir du centre touristique de Chiang Mai et se rendre au centre commercial de l'aéroport. Il faut dire que depuis notre arrivée ici, le beau temps n'est plus vraiment de la partie. Il fait encore assez bon mais le ciel est couvert, alors passer une après-midi à flâner à l'intérieur ne nous pose pas de problème. Que du contraire…on profite de cette séance de lèche-vitrine, sans toutefois céder à la tentation.

Entre shopping et repos, on trouve du temps pour planifier notre visite de la région. Et finalement, après de rudes heures de réflexion, on décidera de renoncer au trek à touristes pour reproduire une sorte de "Plateau des Bolovens bis" et partir à la découverte du pays par nous-même. A nous la liberté! On se rendra vite compte que c'était le bon choix…et surtout qu'on aurait mieux fait de quitter Chiang Mai sur le champ pour partir se ressourcer plus tôt dans ces lieux magnifiques.

Le scooter loué (pas à l'hôtel parce qu'ils ont refusé de nous garder nos back-packs…et vlaaan), on démarre pour un moto-trek de 3 jours/2 nuits.
Au programme: un trajet long de 500km aller-retour pour aboutir à Mae Hong Son, en empruntant une route sinueuse de 1.864 virages à travers la montagne qui, d'ailleurs une fois parcourue, permet d'obtenir une sorte de certificat de conducteur aguerri.


Première étape sur notre route. Le Karen's Eléphant Camp. Une occasion unique de monter à dos d'éléphant et d'entrer en contact direct avec ce pachyderme. A peine 600 baths et on "chevauche" notre Babar pour une ballade d'une heure à travers la campagne environnante et une séance de jeu aquatique dans la rivière. On est contents d'être arrivés entiers parce que c'est pas évident de garder son équilibre, surtout pour Nels qui était assis sur la nuque de Babar. Il faut dire que c'est pas très confortable mais on a adoré. Expérience exceptionnelle.


Alors qu'on arrive enfin à Soppong où on a choisi de passer la nuit, après une journée déjà bien remplie, on se rend compte qu'on a perdu en route le petit sac en plastique dans lequel Angie avait mis ses vêtements mouillés (un short, un top et un bikini...tous d'une valeur non-négligeable). On fait de suite demi-tour en espérant retrouver le paquet. Mais le réservoir d'essence est vide. Avant d'entamer la longue montée jusqu'au col, Nels décide quand même de s'arrêter et de ne pas prendre le risque de tomber en panne. Plus moyen de démarrer pour faire demi-tour. Le village est déjà à plus d'1km… une bouteille vide à la main, il entreprend un jogging jusqu'à la pompe pendant qu'Angie attend sur le bord de la route. Un thaïlandais super sympa s'est arrêté pour prendre Nels à l'aller et l'a ramené jusqu' à la moto d'où on a redémarré avec hâte pour retrouver les affaires perdues. 2h de recherches plus tard, après avoir franchi le col pour la troisième fois et être redescendu jusqu'au village de Pai, et alors qu'il faisait déjà noir…on freine brusquement…les yeux écarquillés…on venait de rouler sur le bikini d'Angie. Le seul rescapé (mais aussi le plus important pour elle) du sac plastique dont on ne retrouvera malheureusement pas le reste du contenu. Nous avions retrouvé une partie de notre aiguille dans la botte de foin...

Exténués, le stress et la faim en plus, nous nous sommes basés pour la nuit à la Little Eden Guesthouse (qui porte bien son nom) à Soppong.

Lendemain matin. Départ pour Mae Hong Son, petite ville située à la frontière birmane. On en fait le tour et on visite son marché, principalement dans l'espoir d'apercevoir des Karen long neck, les femmes-girafes célèbres dans la région. Mais sans résultat (nous n'étions pas trop déçus et n'avons été les voir dans leurs villages...car en réalité ce sont des réfugiées politiques birmanes, hébergées par la Thaïlande dans des camps...les visites touristiques sont donc un véritable cas de conscience).

On s'arrête dans un resto local et goutons une spécialité thaïlandaise, le pad thaï, plat à base de nouilles de riz sautées, de soja, de tofu et d'œufs. Nels sera très fier en sortant de là parce qu'au final, on aura payé le tiers de la moitié de l'addition qu'on aurait eue en mangeant au resto touristique d'à côté, où bien sur Angie voulait aller. Et en plus, on a savouré. Excellente initiative.

Avant de rebrousser chemin vers Soppong pour la seconde nuit, il nous faut d'abord passer à la Chambre du Commerce de Mae Hong Son qui délivre les fameux certificats de conducteur aguerri. Après avoir visité plusieurs administrations dont on ne connait pas spécialement l'utilité, interrogé plusieurs officiels et été jusqu'au centre d'Inspection automobile, on a fini par trouver le bureau adéquat et Nels a obtenu son petit bout de papier (40 baths tout de même), amplement mérité. Bravo à Nels pour avoir maitrisé tous ces tournants sans qu'il soit nécessaire qu'Angie sauve l'appareil.


La troisième et dernière journée de notre trek est consacrée à notre retour vers Chiang Mai d'où nous partons vers 17h en direction de Sukhothai, dans le centre du pays, pour la suite de nos aventures.

Les photos vous attendent ICI.
Angie

Cross the border: Poipet/Aranyaprathet

La journée s’annonçait longue. De Siem Reap, au Cambodge, à Chiang Mai, au nord de la Thaïlande. Environ 1.100km et 24h de bus (pas de direct). Et, on peut dire qu’elle commença avec quelques frayeurs.

Avec un ticket de bus Siem Reap/Bangkok de 6$ seulement en poche, on se doutait que ça n’allait pas être rose. Le pick up à notre hôtel arriva avec 30 minutes de retard, c’est-à-dire assez de temps pour commencer à stresser. Il nous déposa ensuite à la gare des bus sur le bord de la route, dans une…guesthouse. Le bus arriva…mais il était déjà plein (et une dizaine de personnes attendait également avec nous). Heureusement, la “compagnie” mis à notre disposition des taxis.

Jusqu’à la ville frontalière de Poipet…en taxi. Easy! Les formalités administratives de routine accomplies, on a évidemment…du attendre dans la ville frontalière thaïlandaise, Aranyaprathet. Quelques heures au soleil, avant de voir tous les gens du bus (oui…celui qui était plein) arriver et embarquer dans des mini-vans…direction Bangkok. “Oh hé…et nous…les 10 rejetés des taxis?”. Après une brève mais houleuse discussion, on embarqua à 10 dans un pick-up. Quelques minutes plus tard, toujours à Aranyaprathet, on s’arrête et on nous annonce (à nous les touristes pigeons) qu’il y a 8 places dans un grand bus (qui arrive…non…il n’est pas encore là…) et 6 dans un van (qui va super vite…par rapport au bus). Ni une, ni…une…on a fait tapis: Angie simula (à moitié seulement) un gros ras le bol…pendant que Nels apostropha le désorganisateur et tenta le bluff avec un “…euh…we’ve got train tickets in Bangkok…so we are gepresseerd…”…Bingo! On prenait le van.

4h de van (très confortable) plus tard, on foulait les trottoirs (au sens urbanistique du terme) de Bangkok. Et un premier constat…évident, nous vint à l’esprit: “La Thaïlande c’est vraiment pas le Cambodge…ni le Laos” (Pas mal comme constat, non?). Clairement le pays riche de la région. Plus moderne et beaucoup plus développé, magasins, routes, voitures, maisons…tout y est organisé. Bref, on ne se croirait plus sur le même continent que le Laos ou le Cambodge. Et Bangkok semble être l’exposant maximum (logique…nous direz-vous) de cet état de fait.
“Bangkok semble”…car, en réalité, nos pieds n’ont touché le sol de Bangkok…qu’une trentaine de minutes. A peine arrivés, une première agence nous vendait des tickets de bus pour Chiang Mai, dans le nord. Bus qui partait dans la seconde.

En moins d’une heure, nous étions embarqués dans un superbe bus tout neuf. On a pas eu l’occasion de choisir nos places (on était les derniers…mais vraiment derniers…le bus nous attendait), on s’est donc farcis un groupe de jeunes anglophones abrutis par la bière et les séquelles de leur séjour à Phuket. Bref…

7h du matin (ça fait 24h qu’on a quitté Siem Reap)…nous sommes enfin à Chiang Mai, deuxième plus grande ville du pays. Quelques jours dans le nord de la Thaïlande. Le programme est encore très flou…et un peu écourté (pas de Chiang Raï et de Triangle d’Or) car on a bientôt…de la visite!

Pas de photos!!!

Nels